Rassegna storica del Risorgimento

BORDONE PHILIPPE JOSEPH; GARIBALDINI
anno <1971>   pagina <267>
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UN GAR1BALDIEN FRANQAIS: LE GENERAL BORDONE
Le 12 octobre 1870, Garibaldi veuu à Tours pour aider le Gouvemement de la Défense Nationale dans la guerre contre la Prnsse et ses allìés allemands, accepta le commandement de tous les corps franca de la zone dea Vosges. Le meni e jour, le Ministère de la Guerre informa it le colonel chef d'Etàt-Major Joseph Philippe Toussaint Bordone qu'il était nomraé pour servir en qualité d'ai de de camp auprès du general Garibaldi; il fut promu general le 14 janvier 1871.
Le glorieux Chef des Mille a écrit sur son adjoint dans ses Memorie :xì Capo di Stato Maggiore dell'esercito il generale Bordone: quest'uomo che più fece per la mia andata in Francia, e che tanto fu avversato, io lo credo tutt'altro che perfetto e poco conosco dei suoi antecedenti, se non aia nella cam­pagna del 60 nell'Italia meridionale ove venne col bravo De Flotte, ed ove servì meritamente. Comunque, in onore del vero, io devo confessare ch'egli giovò sommamente all'organizzazione dell'esercito, all'acquisto di ogni cosa ne­cessaria e che ebbe un contegno da prode sui campi di battaglia. Nello stato mìo infermo, egli poi supplì a me stesso in ogni circostanza.... Quelques années plus tard, Eugène Spuller, très lié à Gambetta et plusieurs foia ministre, con­sacra quelques pages de son ouvrage Figures disparties -) à Bordone qu'il traila de grand calomnié ; les ennemis des républicains, dit-il encore, ont poursuìvi Joseph Bordone de toutes leurs injures, de toutes leurs moqueries, de tous leurs sarcasmes et, dans sa personne, c'était Garibaldi, son chef et son ami, qu'ils attaquaient avec mauvaise foi et sans courage... .
Qui était donc Joseph Bordone? Pour le savoir, il faut consultar eertains dossiers inédits de nos archives s) et quelques una des livrea qu'il pnblia sur Garibaldi.
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Bordone naquit à Avignon le ler novembre 1821; son pére, Joseph An­tonie Bordone, fut qualifié, dans le registro de déolaration des naissances, de
1) C. GARIBALDI, Memorie nella redazione definitiva del 1872, Bologna, Cappelli,
1932, p. 560.
-) E* SPULLER, Figures disparues, 3 e sèrie, Paris. 1894, pp. 131-134.
8) Nona avons consulte anx Archives de la Marine à Paris (Avenue Octave Gréurd, 3) le dossier Bordone, matricule 989, d'où nons avons lire presane toutes les préeisions données ici sur la période antérieure à 1860. M. Audouy, Conservateur de ces Archives, nous a beaoconp aidé et nous l'en remercions vivement. Au Service I-Iisto-rimie de l'Armée (Chatean de Yincennes) existe aussi nn dossier Bordone, qui com-prend surtout des docilmente datés de 1870 et 1871, mais eertains d'entre eux éclairent les faits de la période antérieure. Ettfin, les Archives Nalionales, ayant regu une parti e des Archives de la Marine, possèdent, dans le rocueil Marine B B 4 n. 784, la corre-spondance échangée, de jodllet ù dccenibre 1860, entre le Ministre de la Marine et les CommandantB des vaisseanx envoyéa à Naplcs et, sur les cótes de Sicile: Bordone y est assez souvent cité. Bordone a publié lui-mSme un journal des mois passés avec Ga­ribaldi en 1860 dans son volume Garibaldi (1807-1882) - La République Romaine, Les Mille* L'Armée dea Vosges, Paris, 1891; nous en citerons fréquemment des passages ici.